Nos arguments en réponse aux dernières propositions d’Océane
lundi 30 juillet 2012, par Admin

Horaires d’hiver 2012-2013.

La commission des horaires était convoquée le 12 juillet 2012. A cette réunion participent des représentants du Conseil Général, de la compagnie Océane, de la Mairie de Groix, de l’association "Vivre à Groix", des usagers...

Le Maire de Groix qui désigne les représentants groisillons, refuse catégoriquement que le COCIG soit représenté dans cette instance. Présente dans les locaux d’Océane, une délégation du COCIG demandait pourquoi l’un de ses représentants ne pouvait pas siéger à cette commission. Après accord de la représentante du Conseil Général et de la direction d’Océane, le Maire de Groix se voyait contraint d’accepter la présence du COCIG. A l’ordre du jour de cette réunion, était inscrite la question des horaires de la période hivernale du 1er octobre 2012 au 31 avril 2013.

La proposition initiale d’OCEANE à 1 seul bateau, programmait, pendant prés de deux mois avec le seul "Ile de Groix", un dernier voyage à 19h50 au départ de Groix et un premier voyage à 5h40 au départ de Lorient. L’idée fut rapidement abandonnée. Programmer un voyage quotidien, pratiquement à vide, dans chaque sens, c’était alourdir un peu plus le déficit de la ligne, l’"Ile de Groix" consommant davantage de carburant (+ 30% par rapport au St. Tudy) et nécessitant un marin de plus dans l’équipage.

Les contraintes que devait prendre en compte Océane étaient les suivantes : d’une part, le Conseil Général exige de son délégataire qu’il minimise la période d’immobilisation à quai de l’"Ile de Groix", afin d’en limiter la dégradation ; d’autre part, l’"Ile de Groix" est inadapté à Port-Tudy sauf aménagement du port et ne peut donc rester à Groix la nuit.

Toutes les conséquences néfastes du recours à un seul bateau ont été rappelées, d’abord par les usagers eux-mêmes (amplitude de la journée de travail et ses conséquences multiples sur la vie familiale, manque de cohérence avec les heures d’ouverture des établissements scolaires, incidences sur le commerce local,...), ensuite, avec une particulière force, par le représentant des commerçants.

La dernière proposition transmise par OCEANE tempère très légèrement la proposition précédente :
- 6 semaines du 1er octobre au 11 novembre à 2 bateaux
- 6 semaines du 12 novembre au 21 décembre à 1 bateau
- 2 semaines du 22 décembre au 6 janvier à 2 bateaux
- 11 semaines du 7 janvier au 23 mars 2013 à 1 bateau soit 8 semaines à 2 bateaux dont l’Acadie (!) quand le St Tudy est en arrêt technique et... 17 semaines avec un seul bateau, l’"Ile de Groix" restant à quai 6 semaines d’affilée.

Le COCIG ne peut néanmoins y souscrire. En prenant cette position, il ne s’agit pas pour lui d’afficher une radicalité de principe, mais de tirer la sonnette d’alarme : ce sont les fondements mêmes de la vie sur l’île qui sont menacés par ces retraits successifs du Conseil Général et de son délégataire. Vivre sur l’île et travailler dans une des communes de la communauté d’agglomération à laquelle nous appartenons en fait et en droit est devenu une galère ; le tourisme qui est à la base de bien des activités de l’île voit son développement menacé par les tarifs prohibitifs réclamés aux visiteurs potentiels. C’est toute l’économie insulaire qui se voit ainsi compromise par une politique de transport maritime tout entière bâtie sur la prise en compte prioritaire de la période estivale, au mépris des besoins divers de la population résidant à l’année sur l’île.

Le COCIG s’inquiète de ce qu’aucune référence ne soit faite dans la dernière proposition d’OCEANE à la dimension financière de la question, alors que celle-ci avait été largement évoquée lors de la réunion du 12 Juillet dernier. A une augmentation annoncée des tarifs supérieure à l’inflation compte-tenu de l’augmentation du prix des carburants (pour tous les usagers) et de l’ application de la taxe Barnier (pour les visiteurs), devait s’ajouter , d’après OCEANE, un surcoût en cas de recours à deux bateaux pendant la période hivernale. Le Conseil Général avait rappelé son refus de voir les tarifs "insulaires" et "marchandises" impactés par cet hypothétique surcoût. Faut-il penser que les 8 semaines à 2 bateaux proposés par OCEANE n’ont aucune incidence financière ou bien doit-on s’attendre à de nouveaux déboires ?

Le COCIG souhaite enfin que soit présenté un bilan détaillé des surcoûts annoncés par la Compagnie entre 1 et 2 bateaux.

Nous attendons la réponse d’Océane face à la demande de la Municipalité, de l’association des commerçants, des usagers, du COCIG... de conserver deux bateaux en fonction pendant les mois d’hiver. Nous vous tiendrons informés et, si besoin est, nous prendrons des initiatives, tous ensemble, pour défendre notre île !

le 29 juillet 2012