Pour le R.I.T.M. : l’Union Bellîloise pour l’environnement et le développement
mercredi 15 octobre 2014, par Admin

À l’attention des Mesdames, Messieurs les Maires de Belle-Ile

Les îles, loin d’être des « boulets », sont des puissants moteurs économiques pour le département, grâce à leur attrait touristique et la qualité de leur environnement protégé.
Elles créent des richesses pour les communes situées au terminus des liaisons maritimes : Quiberon et Lorient et dans une moindre mesure Vannes ou Port-Navalo…
Les habitants de nos îles méritent ainsi d’être soutenus et aidés dans leur vie quotidienne lourdement grevée par les prix des marchandises et leur répercussion sur la vie quotidienne et ceux des carburants pour lesquels ils demandent par ailleurs des aménagements précis au sein de la filière transport-distribution.

• 1 - Nous réitérons notre demande d’un moratoire (prolongement de la DSP sur un an) afin que de véritables négociations puissent se mettre en place.
Cette demande s’appuie sur le sentiment unanimement partagé que le projet actuel recèle bon nombre d’inconnues. Les seuls points rendus publics à ce jour constituent à eux seuls une menace inacceptable sur les économies des îles et le pouvoir d’achat (déjà très précaire) des insulaires.

• 2 - Nous demandons que cette fois les propositions de Transdev fassent l’objet d’une étude très attentive. Il est établi qu’en 2008 Véolia pour obtenir le contrat avait sous-estimé les charges et surestimé les recettes. Les déficits qui servent d’argument aujourd’hui au conseil général sont en grande partie dus à son désengagement en 2008 et à son manque de vigilance sur les projections irréalistes de Véolia.
Nous refusons d’en payer les conséquences.
Qui nous prouve que Transdev sera touché par un retour à la sincérité ? Et surtout qui nous prouve que les services du conseil général sont à même d’estimer cette sincérité ?

• 3 - Les propos tenus récemment par le directeur de TMC (filiale de la Morbihannaise) laissent entrevoir la possibilité d’une privatisation du transport des marchandises et des camions. Cette éventualité est-elle intégrée dans la réflexion du conseil général ? Si oui, quelles en seront les conséquences sur les économies insulaires ?

• 4 - Nous demandons :
- 7 rotations minimum toute l’année sur Belle-Ile. La suppression annoncée de 140 rotations, à équipages constants, ne fait économiser qu’une soixantaine de m3 de gazole soit 36 000 € alors qu’elle engendre une augmentation considérable des difficultés pour les insulaires dans leurs déplacements contraints sur le continent.
- que les tarifs insulaires véhicules et passagers restent à leur niveau actuel et qu’ils ne soient plus indexés sur le plein tarif laissé à la discrétion du délégataire.
- le maintien du tarif spécial pour les résidents secondaires (qui sont contribuables du département)
- le maintien du tarif spécial pour les enfants de résidents.
- le respect de la formule d’indexation des tarifs dans le sens de la baisse comme dans le sens de la hausse. Rappelons qu’en 2010 cette formule conduisait à une forte baisse des tarifs (en raison de la baisse du prix des carburants) et qu’il a été décidé en dehors de toute procédure légale, de ne pas en faire bénéficier les usagers.
- que les véhicules soient tarifés selon leur encombrement réel et non sur leur catégorie administrative.

Pour cela, la collectivité doit se réengager et réaffirmer la solidarité départementale.
Rappelons que les transports maritimes ne coûtent que 6 € par habitant DGF du Morbihan et par an. (4,5 millions d’ € sur un budget global de 760,49 millions d’euros).