REPONSE DE René LOUAIL, chef de file d’EELV pour les élections régionales
dimanche 29 novembre 2015, par Admin

Monsieur le Président,

Vous nous avez fait part, dans un courriel en date du 19 novembre 2015, du souhait du votre collectif de nous interroger sur la position de notre liste « Une Autre Voie pour la Bretagne » sur l’aménagement du territoire et le mieux-être de leurs habitants, en particulier sur les îles.

Concernant la loi Littoral, les compétences de la Région sur les questions d’aménagement du territoire et de suivi de SCOT ne permettront pas comme vous le savez au Conseil régional de modifier la loi Littoral.

Cependant, comme vous le suggérez, la Région peut avoir un rôle d’animateur, coordinateur et de médiateur sur cet enjeu régional.

Nous estimons qu’il sera nécessaire de réunir les services de l’État, la Région, les élus insulaires et la société civile pour envisager des réponses satisfaisantes à la vie locale et à l’année des îliens bretons, et que les îles puissent envisager un développement équilibré permettant de maintenir les activités et services essentiels à la vie quotidienne sur les îles.

La question des activités primaires (pêche et agriculture) retient en particulier notre attention.

Le maintien des sièges d’exploitation et l’accès au foncier pour ceux qui veulent reprendre ou s’installer en agriculture est rendu difficile (pour ne pas dire impossible...) par la loi Littoral et la tentation spéculative des propriétaires fonciers. Des solutions innovantes doivent pouvoir être trouvées.

Nous sommes prêts à demander la possibilité d’expérimenter des solutions d’urbanisme cohérentes pour le maintien et le développement des activités considérées comme essentielles (activités primaires, services publics, services de santé, commerces de proximité, ...).

Quelques exemples bretons permettent de croire qu’il est possible de trouver des solutions pertinentes : la commune de Locmariaquer, par exemple, a, par la volonté farouche de son maire, permis de racheter des hectares de terres agricoles en friche, de construire un bâtiment agricole pour installer un agriculteur bio, de racheter des biens immobiliers en centre-bourg pour maintenir des commerces et services de santé et aussi créer des logements sociaux aux étages des mêmes bâtiments.

Nous prenons la mesure et l’importance vitale que les besoins essentiels d’une île soient satisfaits et qu’à l’heure actuelle, les îles courent un grand danger, de ne devenir que des zones de loisirs pour continentaux désirant trouver un "petit espace de respiration".

Nous pensons en outre, que les îles bretonnes ont un réel potentiel pour être exemplaire d’une économie relocalisée, d’une autonomie énergétique basée sur le renouvelable, d’innovations garantissant à toutes et tous la mobilité, l’accès à l’eau, ... Le tourisme ne peut pas être le seul horizon de développement d’une île !

Que ce soit son lien avec le continent par les liaisons maritimes ou par les besoins de maintien d’activités et de services essentiels à la vie quotidienne, nous nous engageons, nous écologistes et ardents défenseurs de la justice sociale et territoriale, à soutenir et trouver des solutions pérennes pour les îles bretonnes et à croire en leur avenir !

Vous en souhaitant bonne réception, je reste à votre entière disposition pour tout entretien ou information.