PROJET NOUVEAU ROULIER : Compte-rendu de la réunion du 26 février 2013 EN MAIRIE
jeudi 28 février 2013, par Admin - 1 commentaire
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Etaient présents :

- Le Maire, C. Guyader, A. Tonnerre, F. Marguet, L.Baron, Y. Boterf, V. Da Silva
- Mme la Conseillère Générale
- J. Tristan
- T. Bihan et Régis Stéphant pour Vivre à Groix
- Martine Baron (Office de Tourisme)
- Bruno Del Din - D. Boterf (garagiste) - G. Le Ménach transporteurs
- Mrs Le Méro et Scaer du Conseil Général ; T. Tincelin du BET
- Noël Le Gurun et Régis Leclercq pour le COCIG

La Conseillère Générale ouvre la séance en justifiant, des remarques ayant été faites, la présence de certaines personnes à la précédente réunion : J. Tristan a toujours été membre de la commission des horaires et Ghio est son suppléant.
Elle rappelle l’objet de la réunion : poursuivre la présentation des études préalables menées par les services du Département en vue d’une consultation pour la construction d’un nouveau navire appelé à remplacer l’Acadie.

En préalable, le Maire souhaite dire un mot de la position adoptée par la Municipalité contre l’expérimentation d’une vedette. La Conseillère Générale lui répond que ce n’est pas l’objet de la réunion du jour, qu’elle ignore la suite qui sera donnée à la demande des élus de Groix et que le dossier est entre les mains du Président du Conseil Général. - B. Del Din, qui souhaitait intervenir sur cette question de la vedette, est vertement interrompu par la Conseillère Générale.

Le BET fait un retour sur ce qui avait été présenté à la réunion précédente, à l’intention des nouveaux participants et rappelle les objectifs retenus par le Conseil Général pour ce nouveau navire :

- capacité de 300 à 330 passagers,
- 85 m de roulage utile, soit environ une vingtaine de voitures,
- transport des matières dangereuses, y compris avec passagers à bord,
- coût d’exploitation à peu près semblable,
- surcapacité en période hivernale conservée.

Le Maire demande : "l’Ile de Groix n’ayant plus sa place sur la ligne, quelles seront les dispositions qui seront prises lors des périodes d’arrêt technique." - Réponse de Le Méro : "le souci du Conseil Général est que les navires naviguent ; le ST Tudy est un navire de secours."

Martine Baron, après avoir rappelé ses multiples activités à l’Office du Tourisme et dans le cadre des Iles du Ponant, s’inquiète de la politique tarifaire d’Océane et plaide pour des initiatives nouvelles pour attirer les touristes sur les îles. La Conseillère Générale la recadre, en rappelant l’objet de la réunion.

Le BET présente le scénario de base auquel les services du Conseil Général sont parvenus :
- St Tudy + navire roulier
- investissement : 11 M€
- 330 passagers dont 210 en salon intérieur
- 95 m de roulage (21 voitures ou 3 camions + 7voitures)
- capacité de transport des matières dangereuses
- vedette de 140 places en été
- coût d’exploitation : 3,5 M€/an

J. Tristan propose qu’un voeu soit adopté par la commission donnant son accord sur le principe de ce nouveau roulier en l’assortissant du souhait que l’Ile de Groix demeure attaché à la desserte de l’île. Il propose qu’un tour de table ait lieu et que chacun se prononce sur sa proposition.

R. Leclercq prend la parole et caractérise de propos de diversion la proposition de J.Tristan. Soulignant qu’on ne s’était préoccupé, jusqu’à ce moment de la réunion, que de l’accueil des touristes, il rappelle les difficultés rencontrées par les salariés de l’île travaillant sur le continent et le risque actuel de départ de l’île de familles avec enfants. _ S’agissant de l’Ile de Groix, le Conseil Général a exposé les raisons pour lesquelles ce navire n’était pas adapté à la ligne Groix-Lorient ; il est de sa responsabilité d’autorité compétente d’adapter aux besoins des usagers la flotte dont il dispose. La vraie question est celle de la réponse donnée en termes de service. On nous propose un bateau moins capacitaire dont on nous dit qu’il est mieux adapté à nos besoins ; on sait par ailleurs que pour disposer d’une grille d’horaires qui permette de rendre plus acceptable l’amplitude de la journée de travail des salariés, il faut pouvoir disposer de deux bateaux.
Idéalement, ce serait donc de deux bateaux du type de celui qui nous est présenté qu’il faudrait équiper la ligne Groix-Lorient.

Le Maire enregistre cette intervention comme une contribution au débat lancé par le Conseil Municipal. Elle suscite par contre le courroux de M. Le Méro qui, faisant référence en termes peu amènes aux courriers d’une personne fréquentant quotidiennement la ligne, reprend le discours bien connu sur le thème "mais que veulent les Groisillons ?".

R. Leclercq lui rétorque que cette réponse douteuse sur un cas individuel n’est pas acceptable. Il rappelle qu’une quinzaine de salariés prennent chaque jour le bateau ; il n’est pas compliqué d’interroger ces salariés sur leurs contraintes horaires. Pourquoi le Conseil Général n’a t-il jamais pris d’initiative en ce sens ?

Après cet échange, M.Tincelin reprend son exposé et commente les plans élaborés avec les services. Très vite, on prend conscience des limites de l’exercice qui a été mené, ce dont convient d’ailleurs M. Le Méro. Ce projet de bateau est à peu de choses près une réplique du Saint-Tudy mise au goût et aux réglementations du jour. Il n’est pas prévu d’ascenseur. Aussi l’attention des participants se porte-t-elle sur la capacité du salon situé en bas du bateau qui a vocation à accueillir les Personnes à Mobilité Réduite. Avec 17 places assises et 6 emplacements pour des fauteuils roulants pouvant néanmoins être convertis en places assises par un système de sièges amovibles, cet espace PMR apparaît sous-dimensionné, si on prend en compte les caractéristiques d’âge de la population groisillonne. Il pourrait être agrandi en diminuant le linéaire de roulage. D’autres observations sont formulées qui concernent la séparation des flux passagers/voitures, le positionnement de l’infirmerie, la hauteur du pont principal.

C’est sur la base de ce cahier des charges qui intégrera les dernières remarques formulées que le Conseil Général entend lancer la consultation par un appel à concours dans un délai d’un mois et demi. Les réponses seraient attendues pour l’automne.

1 Message

  • ayant eu quelques responsabilités sur cette ligne,je me suis toujours posé la question suivante : les équipages (en l’occurence les commandants) sont ils si incompétents que jamais leurs avis ne sont sollicités !ce sont pourtant eux qui à longueur de temps ont à règler les différents problèmes posés et seraient donc à meme de donner un avis constructif (au moins).mais........ ce n’est que MA réflexion !